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31 mai 2017

Quand le doute est permis !

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Le 16 mai dernier, Nathalie Péchalat donnait le top départ de sa première conférence sur le thème du « doute, moteur de succès ». Elle a choisi le Stade de France pour sensibiliser, en avant-première, les directeurs des ressources humaines, de la RSE et de la diversité à cette thématique. Rencontre exclusive avec cette ancienne championne de danse sur glace, audacieuse et surprenante qui nous révèle en toute simplicité ses moments de doute.

1/ Est-ce que l’univers de la compétition vous manque ?

Le monde de la compétition sur glace me manque car je n’en fais plus partie aujourd’hui même si je continue à entraîner des jeunes ponctuellement. En revanche, le monde de la compétition en général ne me manque pas car j’aime relever de nouveaux défis dans différents domaines.

2/ On peut parfois s’imaginer qu’un sportif de haut niveau laisse peu de place au doute pour être le plus compétitif possible. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous exprimer sur ce sujet ?

On a tous l’image du sportif de haut niveau qui fonce et qui ne prend pas le temps de s’interroger sur ce qu’il ressent, comme une machine de guerre. C’est justement tout le contraire, le sportif doute énormément, mais cela intervient à des moments clés ou pendant les phases de préparation. Le doute a tendance à se dévoiler juste après la compétition, mais très peu en amont et pendant. Lors des épreuves, nous sommes en face d’une personne droite et définitive et qui ne laisse pas de place aux doutes. En dehors de ces moments, le sportif doute énormément et c’est pour cela qu’il a des résultats car il parvient à se remettre en question et à faire du doute un allié. J’ai choisi ce thème pour le démystifier et aider les personnes à se décomplexer vis-à-vis de lui. Que ce soit dans le monde de l’entreprise ou dans le monde sportif, nous doutons tous et nous avons le droit de lui laisser une place. Le doute est tout à fait normal car il est en chacun de nous. Il peut être amélioré avec du travail et de la méthode.

3/ Quelle est votre approche du doute ? Est-ce une notion plutôt psychologique ou physique ?

Mon approche, c’est de dire que le doute est psychologique et le stress en est la manifestation physique. L’enjeu est d’arriver à interagir tous ensemble, que nous soyons managers ou simplement collègues, car le doute existe à tous les niveaux. L’intérêt de partager ses doutes, c’est aussi de parvenir à construire du lien social et de l’altruisme grâce à lui. Ainsi il se transforme en une réelle force.

4/ Pourquoi avoir choisi les entreprises comme auditoire et non pas uniquement les sportifs ?

C’est vrai qu’il aurait été plus simple pour moi de m’adresser à eux, mais ce qui est intéressant, c’est de pouvoir créer des passerelles entre le monde de l’entreprise et le monde du sport car c’est plus enrichissant. Nous avons des choses à apprendre mutuellement pour créer du lien. Je pense qu’entre sportifs, bien que nous pratiquions des sports différents et bien que nous soyons de nationalités différentes, nous avons un mode de pensée et une façon de faire assez similaire, ce qui peut restreindre le transfert de connaissances.

5/ Est ce que le doute d’un chef d’entreprise est comparable à celui d’un sportif ?

Oui, en quelque sorte nous pouvons dire cela. Le fait d’apporter l’expertise sportive de haut niveau dans le monde de l’entreprise permet de mettre en parallèle les similitudes existant entre les deux mondes. En effet, le sportif peut être amené à ressentir des sentiments comparables à celui d’un manager et vice versa. Ils peuvent s’apporter des solutions. Le sportif peut être, d’une certaine façon, apparenté à un manager car il est amené à composer ses équipes, à relever des défis et répondre à des objectifs pour faire en sorte de gagner des compétitions. Nous sommes dans le même état d’esprit, à quelques détails près, que le sportif est entraîné physiquement et préparé mentalement.

6/ Vous êtes marraine depuis 4 ans de l’association Premiers de Cordée, pourquoi l’être et que cela vous apporte-t-il personnellement ?

Je suis très fière d’en être la marraine car cela regroupe deux pôles importants à mes yeux, le sport et l’enfance. Je suis heureuse de pouvoir amener du sport à l’hôpital pour les enfants malades, c’est quelque chose que j’aime. Ils sont heureux de pouvoir, l’espace d’une soirée, être comme les autres enfants. Je suis contente de donner de mon temps et de mon énergie pour des enfants qui en ont besoin.

7/ Vous réunissez, aujourd’hui, au Stade de France, une centaine de directeurs des ressources humaines, de la RSE et de la diversité, quel est le message que vous souhaitez leur communiquer ?

J’aimerais leur dire qu’il faut arriver à accepter ses doutes et parvenir à se décomplexer. Les champions et les super héros en ont également. Nous sommes tous amenés à douter, mais il est important d’en faire notre allié et de générer un doute positif. Le principe de base à adopter, est d’apprivoiser le doute, de l’accepter et de le considérer pour avancer. Nous avons trop souvent une image plombante du doute. Il faut pouvoir supprimer cette forme obscure. Il faut savoir vivre avec ses doutes, ceux des autres, et travailler ensemble.

Vous avez dit Mr doute ? (Nathalie à illustré son doute)

[Rire] C’est l’image que je me fais de mes doutes, mes illustrations, mais chacun a les siennes, ses propres images. Cela peut être aussi bien quelque chose de très destructeur, avec des piquants, qu’un visage avec plusieurs paires d’yeux ! Il a fallu que je donne une expression à mes doutes pour travailler dessus et ils arborent plusieurs visages dans ma conférence. Un de mes buts est d’humaniser le doute et d’avoir en face de nous notre égal avec ses faiblesses, et ainsi de tisser une relation avec ce Mr doute. La démystification est en route. Faites le test, ça marche :)

Monsieur Doute

Zoom Premiers de cordée

Créée en 1999 par des sportifs de haut niveau, Premiers de Cordée est une association nationale reconnue d’intérêt général. Elle propose des initiations sportives pour les enfants hospitalisés et des actions de sensibilisation au handicap à l’attention des scolaires, des collectivités et des entreprises.

Nathalie en est la marraine depuis 4 ans et chaque année, plus de 1000 enfants bénéficient du soutien de l’association grâce à la Journée Evasion, journée sportive organisée au Stade de France.

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